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Lettre économique : embargo russe - mars 2016

Cette lettre économique aborde les sujets suivants : l'embargo russe deux après, le taux d'intérêt directeur fixé à 0 %, le recul de la fréquentation du Salon de l'agriculture International en 2016 et le secteur laitier français qui connaît une crise sévère.

Embargo russe : deux ans après ou presque

Il y a presque deux ans, à la faveur de la crise ukrainienne, l’UE infligea des sanctions financières à la Russie. En contrepartie, Moscou instaura un embargo commercial à l’encontre de l’UE et de quelques autres pays, embargo dirigé contre des produits agricoles et alimentaires. Manifestement, aucun signe n’est fourni par les autorités russes pour laisser entrevoir le terme de cet outil de rétorsion commerciale. A quelques encablures du second anniversaire de cet embargo, il est suggéré d’en dresser le bilan, hélas provisoire.

Taux d’intérêt directeur à 0 % :la politique monétaire de la Banque Centrale Européenne dans l’impasse ?

L’annonce début mars du président de la BCE Mario Draghi d’un taux d’intérêt directeur fixé à 0 % a surpris l’ensemble des acteurs économiques. Cette ultime mesure vise à relancer encore une fois l’économie de la zone euro, enlisée dans un cycle de désendettement sans fin, et hantée par le spectre de la stagnation séculaire. Malgré la série d’interventions entreprise par la BCE depuis la crise de 2008, la croissance ne redémarre toujours pas, et ce dernier coup de poker du président de l’institution financière semble marquer la fin de l’aide que pouvait apporter Fancfort.

Sous le regard de C(e)rise

La fréquentation de l’édition 2016 du Salon International de l’Agriculture (du 27 février au 6 mars à Paris) est en recul par rapport à l’an dernier : 611 015 visiteurs contre 691 058 en 2015. Il est vrai que ni les ménages (au pouvoir d’achat qui stagne) ni les agriculteurs n’avaient tout à fait l’esprit à célébrer et actualiser le lien symbolique qui les unit depuis des décennies. La vache bazadaise représentée sur les affiches du salon portait le joli nom de Cerise… Un nom étonnamment proche du mot crise qui était, de fait, l’autre égérie du SIA 2016.

Les produits laitiers à la peine

Du fait de la chute des prix, le secteur laitier français connaît globalement une crise sévère, d'ordre structurelle puisqu'elle a dépassé les douze mois. Certes, les autres concurrents européens, voire mondiaux, ne sont pas dans une meilleure situation économique, mais la grande interrogation a trait à la durée de cette crise, et, par voie de conséquence, à la pérennité des élevages laitiers.