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2ème année de baisse consécutive des prix agricoles : insoutenable pour les agriculteurs !

Publication du 6ème Rapport de l'Observatoire National des Prix et des Marges

Ce 6éme rapport intègre désormais le secteur de la restauration dans le calcul de l’euro alimentaire, ce qui éclaire davantage la répartition de la valeur ajoutée dans la chaine alimentaire.

En 2016, pour 100 Euros de dépenses alimentaires, seulement 6,2 Euros de valeur ajoutée reviennent à l’agriculteur !

Ce rapport confirme que les coûts de production des agriculteurs, lorsqu’on y inclut la rémunération de la main d’oeuvre familiale, ne sont pas couverts par les prix, ni même par les les aides dans certaines filières.

Dans le même temps, ce rapport indique une diminution du prix des intrants agricoles depuis 2014 (en moyenne de -2,4 %), alors que les prix agricoles restent en moyenne relativement stables en 2016 (+ 0,3 %).

Le prix du lait à la production a de nouveau fortement chuté en 2016 (-7,3%), tout comme le blé tendre (-9,6 %), alors que les prix des produits porcins sont repartis à la hausse grâce au rebond de la demande asiatique (+ 3% pour le prix à la production du porc).
Par ailleurs, on remarque une dégradation systématique de la situation économique des élevages bovins lait et viande. Du fait de l’arrivée massive de vaches de réforme dans les abattoirs, le cours des gros bovins de boucherie s’est dégradé pour la deuxième année consécutive, et il apparaît que les élevages naisseurs-engraisseurs perdent 16 ct/kg vif, une perte deux fois plus élevée qu’en 2015.
La marge brute des éleveurs laitiers connaît elle aussi une chute importante et descend à 105 €/1000 litres, contre 113€/1000 litres en 2015.

Les Chambres d'agriculture notent :

  • que la baisse des prix agricoles n'est toujours pas proportionnellement répercutée dans les prix que payent les consommateurs. Les maillons de l’industrie et la distribution parviennent même à améliorer leurs marges brutes tout en diminuant leur prix de vente (en particulier sur le lait)
  • une dégradation de la rémunération des éleveurs volailles, bovins et laitiers en 2016 à cause d’un prix payé inférieur à ce qui leur permettrait de couvrir suffisamment leurs charges, et de leur assurer un revenu suffisant.
  • dans la filière céréalière, le très fort repli du prix de la matière première s’est avant tout répercuté sur le maillon industriel mais pas sur l’aval. La meunerie apparaît d’ailleurs très en difficulté en 2016.
  • dans le secteur des fruits et des légumes, la tendance est à la hausse des prix sur tous les maillons de la chaîne.


"Dans le contexte actuel de 2ème année consécutive de crise, une véritable coopération doit émerger entre les différents acteurs des filières. Le jeu concurrentiel et/ou les relations conflictuelles perdurent entre les agriculteurs, le secteur industriel et la distribution, et continuent de causer un préjudice insoutenable pour les agriculteurs" Claude Cochonneau, président des Chambres d’agriculture.

Contact Presse

Chambres d’agriculture France - APCA
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