Les organisations professionnelles agricoles hongroises* et les Chambres d´agriculture françaises ont tenu une rencontre à Budapest ce jeudi 19 mai 2011, afin d’échanger sur l’avenir de la Politique Agricole Commune. Elles sont parvenues à un accord sur les points suivants

- Il est nécessaire de maintenir le budget de la PAC au minimum au niveau actuel ;
- Un 1e pilier fort est nécessaire et ne doit pas comprendre de cofinancement ;
- La simplification de la conditionnalité est nécessaire ;
- Un filet de sécurité doit être mis en place, contre la volatilité des prix et afin de prévenir des chutes catastrophiques de prix. La PAC a besoin de régulation des marchés, de flexibilité et d’outils assuranciels contre les risques sanitaires et climatiques ;
- La politique de développement rural doit être maintenue, avec les compensations pour les zones à handicap naturel, des mesures favorisant l’installation des jeunes agriculteurs, la modernisation et la compétitivité, et un service de conseil agricole pour les agriculteurs ;
- Le verdissement de la PAC ne devrait pas se traduire par de nouvelles mesures. Les agriculteurs sont déjà engagés dans des pratiques environnementales qui engendrent des coûts supplémentaires, par exemple dans le cadre de la Directive Nitrates et de la lutte contre l´érosion. Ces pratiques devraient être compensées par des primes liées au verdissement.
- La préférence communautaire devrait être respectée et les mêmes normes de production devraient s’appliquer aux produits en provenance des pays tiers ;
- Il convient de renforcer la recherche et l´innovation en agriculture.
M. Attila Simon, AGRYA*
M. András Máhr, MOSZ*
M. Miklós Kis, MAGOSZ*
M. Guy Vasseur, Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture (APCA)
* AGRYA : alliance des jeunes agriculteurs ; MOSZ : association des grandes exploitations ; MAGOSZ : syndicat des exploitants propriétaires
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