Les Chambres d’agriculture autrichiennes et françaises se sont réunies à Vienne le 17 mai 2011, pour un échange de vues sur l’avenir de la PAC.

A cette occasion, elles se sont entendues sur les points suivants :
. Une condition préalable pour la PAC et pour la réalisation d'une réforme est de disposer d'un budget suffisant. Pour cela, il doit être au minimum au niveau du budget actuel.
· La structure de la PAC en deux piliers doit être maintenue, le financement du premier pilier étant assuré intégralement par le budget communautaire.
· Une simplification de la PAC, en particulier concernant la conditionnalité, est jugée indispensable.
· Les mesures de marchés doivent être renforcées dans la PAC, afin de réguler les marchés, ceci englobe des instruments comme l’intervention, le stockage privé, une protection vis-à-vis d’importations de pays tiers à un niveau suffisant, ... En cas de crise, les mesures de marché devraient être déclenchées précocement, ce qui serait plus efficace et moins coûteux.
· Les deux organisations ont pris acte de l'abandon programmé du système des références historiques pour les paiements directs. Ceci ne peut cependant pas être réalisé brutalement, mais doit être effectué selon une période de transition adaptée. Par ailleurs, pour être équitable, un rapprochement du niveau des paiements directs entre les Etats membres doit prendre en compte les différences de pouvoir d’achat, de revenu et de coûts de production.
· Les mesures de verdissement prévues dans le 1er pilier ne doivent pas porter préjudice aux mesures déjà introduites et ayant fait leurs preuves dans le cadre de l’axe environnemental du 2ème pilier. En revanche, les pratiques durables déjà mises en œuvre par les agriculteurs européens dans le cadre des Bonnes Conditions Agricoles Environnementales (BCAE) devraient être reconnues par la Commission européenne et leur coût compensé dans le cadre du verdissement.
· Les mesures du 2e pilier doivent être conservées et le principe du cofinancement doit être maintenu. Ceci vaut également pour la délimitation des zones défavorisées et des zones de montagne. Les deux organisations soulignent la nécessité des indemnités compensatoires de handicaps naturels. Les critères proposés par la Commission européennes en vue d'une nouvelle délimitation des autres zones défavorisées ne sont pas acceptables, car cela conduirait à des aberrations.
· La compétitivité des exploitations agricoles devrait être accrue à l’avenir : dans cette perspective, l’installation, la modernisation, l’innovation, la formation et le conseil devraient être des priorités.
· La définition d’agriculteur actif ne doit pas conduire à exclure les pluriactifs. La fonction de production, qui peut être remplie de diverses façons, et la commercialisation des produits sont les critères principaux à retenir.
Guy Vasseur, Président de l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture
Gerhard Wlodkowski, Président de la Chambre d’Agriculture autrichienne
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